Voyage dans le vent
Ces mots ne sont rien d'autre que le voyage d'une triste pensée. L'une de celles qui vient, on ne sait pas bien d'où, et avec le temps, s'en va. Un voyage dans le vent.
Au cours de ce voyage, j'ai réalisé que je n'étais jamais complètement seule, il y a toujours quelqu'un, presque toujours des inconnus. Non pas que cela signifie un avantage ou un désavantage, ce n'est que la constatation d'un fait, dans la pensée.
C'est une triste pensée, mais véritablement réaliste. Rien à voir avec les occasions perdues. Je n'ai pas imaginé les choses que je pourrais faire dans les beaux jours de soleil sur la plage, dans des lieux encore jamais vus. Je n'ai rien imaginé de ça. Ce fut une pensée aride, venue d'une nuit chaude dans un moment de solitude.
J'ai désiré la seule chose que je ne pouvais pas avoir. J'offrirai tout, je vivrai dans n'importe quelle circonstance. Mais rien ne changerai le fait générateur de la triste pensée.
J'ai pleuré, j'admets que j'ai pleuré, pas beaucoup, mais ce fut intense. Je ne me rappelle pas très bien comment les choses se sont passées. Juste le souvenir d'une pensée triste.
Ou la ville a commencé à devenir bizarre pour moi, ou je n'ai pas su comprendre ce qui est écrit sur le message : "Vous êtes invité à vous retirer de cette terre." C'est ici que surgit le conflit. Dois-je répondre à mes désirs; dois-je partir ?
Je ne suis allée nulle part, pas plus au fond d'un puits. Mais si une certaine force, une entité, un être, disait que j'avais le pouvoir de changer le passé et me offrait la garantie de l'autre alternative par moi désirée, croyez-moi, je signerai sans le lire. Quelque soient les circonstances ou possibilités. Quel que soit le prix.
Je me souviens avec plus de précision que la pensée triste est venue et s'en est allée.
Subtil blessure, petite, mais constante, dans d'autres instants infinis, qui ne semblent pas avoir de fin, qui sait comment cette chose-là reste en moi ? Personne!
Orgueil ? Je ne le crois pas. Les autres le disent, mais je pense mieux connaître le moi que l'autre.
Une aiguille, une goute… et quand je m'y attends le moins une trombe d'eau, teintée de rouge, épaisse ... qui sait ce qu'est ma douleur ?
Article ajouté le 2009-08-01 , consulté 64 foisCommentaires
livia site : livia.blog4ever.com | le 01/08/2009 à 17:48:21
Chère Lina,
Personne, non, personne, ne peut savoir ce qu'est ta douleur. Il faut avoir vécu ce que tu as vécu pour le comprendre.
L'orgueil, dis-tu ? Qui osera prétendre que l'orgueil a quelque chose à voir avec ta douleur, sinon quelqu'un qui ne sait pas ? Et personne ne peut savoir...
Je ne détiens pas le secret magique qui peut chasser les idées noires comme on souffle sur la poussière, mais je sais que l'amour des tiens, celui de tes enfants, de ta famille, de tes amis, peut t'aider à renaître.
Il y aura sûrement encore de sombres pensées qui parviendront à se frayer un passage, les jours où tu croieras les avoir vaincues. Mais elles seront de moins en moins habiles, de moins en moins virulentes, dès lors que tu refuseras de les laisser s'approcher, après t'être définitivement débarassée d'elles.
Quand on ose écrire sa souffrance, c'est comme si on la revivait. Mais l'on sent, l'on sait qu'il faut aller jusqu'au bout, que là est le salut. N'empêche qu'il faut une sacrée dose de courage pour le faire.
Ton courage est admirable Lina, et ce que tu apportes aux autres, en oubliant, pour quelques instants, ta propre souffrance, ne l'est pas moins.
Les mots que tu nous offres sont tantôt des caresses, tantôt des soleils. Il sont le reflet de ce que tu es vraiment.
Mon amie, si je ne peux faire autant que je le voudrais pour toi, je veux te dire en tout cas que je suis avec toi.
Avec toute mon amitié,
Livia
livia site : livia.blog4ever.com | le 01/08/2009 à 18:27:26
Je connais cette voix, Lina. C'est celle qui, surgie de l'enfance,te répète comme en écho : "Tu n'es pas digne d'être aimée", quand on te prive de sourires, de câlins, d'attention, quand on te parle durement sans que tu l'aies mérité. Quand on t'enferme dans la solitude.
Cette voix est implacable mais on arrive un jour à la faire taire. Et c'est alors que l'on approche de la liberté.
La voix revient, de temps en temps, mais elle n'est plus qu'un léger soupir, terrassé par le vent de l'amour.
Je te souhaite une bonne soirée, mon amie.
Bisous,
Livia
PS : connais-tu les ouvrages de Boris Cyrulnik et notamment "Les vilains petits canards" ? Personnellement, il m'a beaucoup aidée.
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Commentaires
livia site : livia.blog4ever.com | le 01/08/2009 à 17:48:21Chère Lina,
Personne, non, personne, ne peut savoir ce qu'est ta douleur. Il faut avoir vécu ce que tu as vécu pour le comprendre.
L'orgueil, dis-tu ? Qui osera prétendre que l'orgueil a quelque chose à voir avec ta douleur, sinon quelqu'un qui ne sait pas ? Et personne ne peut savoir...
Je ne détiens pas le secret magique qui peut chasser les idées noires comme on souffle sur la poussière, mais je sais que l'amour des tiens, celui de tes enfants, de ta famille, de tes amis, peut t'aider à renaître.
Il y aura sûrement encore de sombres pensées qui parviendront à se frayer un passage, les jours où tu croieras les avoir vaincues. Mais elles seront de moins en moins habiles, de moins en moins virulentes, dès lors que tu refuseras de les laisser s'approcher, après t'être définitivement débarassée d'elles.
Quand on ose écrire sa souffrance, c'est comme si on la revivait. Mais l'on sent, l'on sait qu'il faut aller jusqu'au bout, que là est le salut. N'empêche qu'il faut une sacrée dose de courage pour le faire.
Ton courage est admirable Lina, et ce que tu apportes aux autres, en oubliant, pour quelques instants, ta propre souffrance, ne l'est pas moins.
Les mots que tu nous offres sont tantôt des caresses, tantôt des soleils. Il sont le reflet de ce que tu es vraiment.
Mon amie, si je ne peux faire autant que je le voudrais pour toi, je veux te dire en tout cas que je suis avec toi.
Avec toute mon amitié,
Livia
livia site : livia.blog4ever.com | le 01/08/2009 à 18:27:26
Je connais cette voix, Lina. C'est celle qui, surgie de l'enfance,te répète comme en écho : "Tu n'es pas digne d'être aimée", quand on te prive de sourires, de câlins, d'attention, quand on te parle durement sans que tu l'aies mérité. Quand on t'enferme dans la solitude.
Cette voix est implacable mais on arrive un jour à la faire taire. Et c'est alors que l'on approche de la liberté.
La voix revient, de temps en temps, mais elle n'est plus qu'un léger soupir, terrassé par le vent de l'amour.
Je te souhaite une bonne soirée, mon amie.
Bisous,
Livia
PS : connais-tu les ouvrages de Boris Cyrulnik et notamment "Les vilains petits canards" ? Personnellement, il m'a beaucoup aidée.