Elle 7
Les craintes d'Alni se sont avérées justes. Il a dilapidé l'argent qui devait servir aux besoins de son enfant. Il a été même jusqu'à voler les 50 Frs que son beau-frère gardait comme souvenir de son premier jour de service militaire. Alni le sût quelques années plus tard.
Heureusement, il y l'entourage d'Alni, une sœur de Manu, son beau-frère, qui l'aide beaucoup. Puis, il y a aussi cette voisine, Zélia, une "sainte femme", elle aide sans jamais vous faire comprendre qu'elle est en train de le faire.
Zélia vient chez Alni comme pour lui demander une faveur : "Tu peux aller me faire quelques courses ?" "Je me sens fatiguée, je ne peux pas y aller". Alni dit oui, c'est une femme d'un certain age. Et puis, au départ, Alni la croyait, ce n'est que plus tard qu'elle a compris son "manège".
Dès l'arrivée des courses, le discours de Zélia change, prenant une toute autre tournure. "Je ne me sens pas courageuse pour faire le déjeuner, si tu le faisais ici et on mangeait ensemble ?"
D'autres fois c'était : "J'ai fait trop à manger, tiens sinon ça va s'abîmer." Zélia, ne faisait jamais rien au hasard. Elle ne se trompait pas, elle le faisait exprès.
Chère Zélia, tout ce cinéma pour m'épargner l'humiliation, l'abaissement. Tu débordais d'imagination, pour ne pas me faire sentir que tu me nourrissais. Zélia, je ne t'ai pas oubliée, je ne t'oublierai jamais. Mon Amie, repose en paix.
Malgré cet entourage indéniablement bienfaisant, Alni se sent à l'étroit dans cette ville, elle veut retourner sur Paris.
Avec l'aide de sa sœur, toujours elle, elle cherche un appartement sur Paris. De toute façon, le pavillon va être mis en vente… Décembre 1983, c'est le départ pour Paris.
Un studio, pas loin de sa sœur, fait l'affaire. Alni cherche, à présent, du travail, puisque l'avenir de sa famille repose sur elle. Pour le sous-homme, c'est le dernier de ses soucis, se chercher du travail.
Alni a trouvé un poste d'hôtesse de table dans un restaurant chic des les quartiers huppés de la capitale, elle est ravie.
Le salaire n'est absolument pas négligeable et en plus il y a les pourboires qui viennent s'y greffer, cela fait un bon, très bon, salaire.
Alni aime ce travail, le contact l'humain est pour elle indispensable. Elle aime dialoguer avec les gens. Ici elle s'en donne à cœur joie. La clientèle est sympathique, ses collègues de travail également, le temps passe vite, trop vite.
Seul le désir de voir, et protéger tant que possible, son bébé donne force à Alni de rentrer chez elle, pendant la pause. Autrement, elle éviterait bien le regard odieux de cet homme. Son regard est un livre ouvert, un livre où les mots sont gravés à l'encre teinté de haine.
Pendant qu'Alni travaille, lui regarde la télé. Il ne s'occupe même pas correctement de sa fille. Sa seule préoccupation, exploiter la haine et la jalousie, deux plantes rares qu'il cultive avec fierté.
Son passe-temps favori, entreprendre des combats avec quelqu'un de plus faible que lui. Gagner ça le rend euphorique, cela doit lui prouver à quel point il est un "homme".
Alni en a assez d'entretenir cet homme et ses caprices. Il en demande toujours plus. Alni n'est pas une machine à billets, seulement une femme qui travaille. Alni a bien l'impression que non seulement il est fainéant mais qu'en plus ses mains sont trouées, puisque l'argent disparaît.
Tous les soirs, il attend pour compter les pourboires. Comble de l'ironie, si la malchance fait qu'un soir il y ait moins de 100 Frs, il se permet de faire des réflexions.
Depuis qu'il y a le bébé, Alni ne peut se permettre de lui répondre, il s'en prendrait au bébé. Alors, elle encaisse, avec une envie folle de le passer par la fenêtre.
Les efforts d'Alni sont récompensés, elle a une promotion de poste. Maintenant elle est chef de rang, ce n'est pas l'Amérique mais le début de la route.
Seulement il ne faut pas trop en parler à la maison, ça éveille la jalousie, il n'aime pas l'ascension des autres. D'un autre côté, il ne fait rien pour réussir lui aussi.
C'est l'heure de la pause, Alni rentre le cœur sur la main. Hier soir une dispute a éclatée, Alni craint sa réaction en arrivant. Il est hargneux et peut rester une semaine avec le même sujet. Le matin, Alni n'a pas pu prendre "la température" vu qu'il dormait encore.
Quoi qu'il en soit, il ne faut pas le laisser longtemps seul avec Fani. Ses réactions sont imprévisibles, il ne faut rien négliger.
Comme Alni le craignait, il revient à l'assaut. Les coups tombent avec une telle violence qu'Alni est au sol. Il prend une chaise et frappe à nouveau. Il frappe tellement fort que la chaise se fracasse sur le corps d'Alni.
Alni ne sent plus les coups, son corps est endormi. Son œil droit est tellement enflé qu'elle ne voit plus rien. La seule préoccupation d'Alni, qu'il ne s'en prenne pas à leur bébé.
Vers 18 heures, Alni devrait reprendre le service. Mais ne se sentant pas présentable, elle prend le téléphone pour prévenir de son absence, prétextant qu'elle ne se sent pas bien.
Mais il en a décidé autrement, il ne la laisse pas faire... Rester à la maison, comment a-t-elle osé imaginer une telle chose ? C'est l'homme qui commande !
"Tu crois quoi, salope?" "Que tu ne vas pas travailler ?" "Ah tu veux du repos ? Je vais te le donner, moi" Et il recommence à frapper, jusqu'à qu'Alni lui dise qu'elle va au travail.
Il est maintenant affalé sur le canapé, "fatigué" sans doute. Alni se dit qu'il est plus calme, alors, elle part travailler mais elle a peur pour son bébé. Autre chose la tracasse aussi, quelle explication va-t-elle fournir à ses supérieurs ? Elle a honte, elle ne lui dira pas qu'elle a été battue. Comme si cela pouvait se dissimuler… Quelle idiote !
Sur le chemin elle tente inventer une histoire. Dès son arrivée, comme elle l'avait supposé, son chef lui demanda ce qui c'était passé. Et voilà Alni qui débite n'importe quoi : "Comme j'étais en retard, j'ai couru et, sur l'escalator à République, j'ai loupé une marche et j'ai dégringolé jusqu'en bas".
Il est évident que personne ne pouvait croire cette histoire, néanmoins, sur le coup pour Alni elle lui paru très plausible. Son chef n'a dit que quelques mots : "Bien sur" "Je vais quand même appeler les secours".
Quelques minutes plus tard, Police Secours arriva. Son chef avait tout compris. Alni pense même qu'il en a parlé aux Agents de Police, vu que ces derniers l'on interrogée pendant le trajet vers l'hôpital. Même aux policiers, Alni continue son récit abracadabrant. Ils ont terminé par une autre question "Pourquoi les femmes battues inventent toujours une histoire ?"
Alni sait pourquoi. La honte et le manque de structures pour accueillir les femmes battues. Dans les années 80, il n'y avait pas vraiment de protection pour ces femmes. Ce fut dans les années 90 que des mesures plus concrètes on été prises. Auparavant, il fallait porter plainte et retourner chez soi, au risque d'envenimer encore plus la situation.
Après les soins à l'hôpital, Alni rentre chez elle. Il y règne un silence de mort. Alni s'empresse d'aller voir son bébé, il va bien. Quant à l'autre il dort. Tant mieux, il y aura le calme du moins pour ce soir.
Alni est en arrêt de travail pendant quelques jours, elle pourra se reposer et s'occuper de son bébé. Pourvu que le diable ne se réveille pas.
Quelques jours de calme, ça fait du bien. Mais ce calme n'est pas dû à une soudaine bonté d'âme de Monsieur, non ! Tout simplement il a entrepris de passer son permis de conduire et cela l'occupe.
Par contre, il n'en n'est pas question qu'Alni fasse la même chose. Même si l'argent c'est elle qui le gagne, lui seul a le pouvoir de l'utiliser à bon au mauvais escient. Alni n'a même pas un droit de regard sur le compte, alors, en dépenser, même pas en rêve. Un véritable mac !
S'il n'avait pas le rôle de "mari", une plainte suffirait à le faire écoper d'une amende voire même d'une peine d'emprisonnement. Mais dans le mariage, il est tout à fait licite qu'un soit disant "mari" maque son épouse. Le proverbe "Bien mal acquis ne profite jamais", est à revoir.
L'important, finalement, c'est que le calme règne, et, aux yeux d'Alni, aucune somme n'est assez élevée pour "l'acquérir." Alors qu'il gaspille tout mais qu'il les laisse en paix.
Alni aimerai bien croire le proverbe : "Les jours passent et ne se ressemblent pas", mais elle a l'impression que les siens sont un éternel recommencement.
Aujourd'hui il a bu, Alni ne sait pas pourquoi. Il a bu, il délire, invoque "satanas" et les coups commencent. Il frappe, refrappe et la jette dehors.
Il fait déjà nuit, Alni est déboussolée, elle ne sait pas où aller. Elle marche, marche sans but précis et ses pas l'on emmenée devant la demeure de sa sœur.
Il n'est pas question de les réveiller, pour plusieurs raisons, mais la plus importante : elle ne veut pas qu'ils sachent, qu'ils la voient dans cet état. Ils doivent bien se douter… cependant l'esprit est moins tourmenté quand les yeux n'ont pas vu.
Alni a envie de crier mais ne peut pas, elle doit étouffer ses cris. Elle est dans l'escalier qui mène à la cave. Elle pleure, jusqu'à que ses yeux se ferment. Elle ne sait pas depuis combien de temps elle est là. Elle a l'impression de perdre la raison. Et puis, un sursaut, son cœur se met à battre très fort. L'angoisse l'envahit, si fort qu'elle a du mal à tenir sur ses jambes.
Avec grande peine, elle arrive à se lever et à faire quelques pas. Il faut qu'elle rentre, son bébé est resté avec ce fou. Elle n'a pas de clefs mais s'il le faut elle cassera la porte. Elle court le plus vite qu'elle peut.
Devant l'immeuble il y a le camion des pompiers et des voitures de police. Elle a peur. Et s'il s'en était pris à son bébé ? Elle se jura de le tuer, si tel était le cas...
Suite
Heureusement, il y l'entourage d'Alni, une sœur de Manu, son beau-frère, qui l'aide beaucoup. Puis, il y a aussi cette voisine, Zélia, une "sainte femme", elle aide sans jamais vous faire comprendre qu'elle est en train de le faire.
Zélia vient chez Alni comme pour lui demander une faveur : "Tu peux aller me faire quelques courses ?" "Je me sens fatiguée, je ne peux pas y aller". Alni dit oui, c'est une femme d'un certain age. Et puis, au départ, Alni la croyait, ce n'est que plus tard qu'elle a compris son "manège".
Dès l'arrivée des courses, le discours de Zélia change, prenant une toute autre tournure. "Je ne me sens pas courageuse pour faire le déjeuner, si tu le faisais ici et on mangeait ensemble ?"
D'autres fois c'était : "J'ai fait trop à manger, tiens sinon ça va s'abîmer." Zélia, ne faisait jamais rien au hasard. Elle ne se trompait pas, elle le faisait exprès.
Chère Zélia, tout ce cinéma pour m'épargner l'humiliation, l'abaissement. Tu débordais d'imagination, pour ne pas me faire sentir que tu me nourrissais. Zélia, je ne t'ai pas oubliée, je ne t'oublierai jamais. Mon Amie, repose en paix.
Malgré cet entourage indéniablement bienfaisant, Alni se sent à l'étroit dans cette ville, elle veut retourner sur Paris.
Avec l'aide de sa sœur, toujours elle, elle cherche un appartement sur Paris. De toute façon, le pavillon va être mis en vente… Décembre 1983, c'est le départ pour Paris.
Un studio, pas loin de sa sœur, fait l'affaire. Alni cherche, à présent, du travail, puisque l'avenir de sa famille repose sur elle. Pour le sous-homme, c'est le dernier de ses soucis, se chercher du travail.
Alni a trouvé un poste d'hôtesse de table dans un restaurant chic des les quartiers huppés de la capitale, elle est ravie.
Le salaire n'est absolument pas négligeable et en plus il y a les pourboires qui viennent s'y greffer, cela fait un bon, très bon, salaire.
Alni aime ce travail, le contact l'humain est pour elle indispensable. Elle aime dialoguer avec les gens. Ici elle s'en donne à cœur joie. La clientèle est sympathique, ses collègues de travail également, le temps passe vite, trop vite.
Seul le désir de voir, et protéger tant que possible, son bébé donne force à Alni de rentrer chez elle, pendant la pause. Autrement, elle éviterait bien le regard odieux de cet homme. Son regard est un livre ouvert, un livre où les mots sont gravés à l'encre teinté de haine.
Pendant qu'Alni travaille, lui regarde la télé. Il ne s'occupe même pas correctement de sa fille. Sa seule préoccupation, exploiter la haine et la jalousie, deux plantes rares qu'il cultive avec fierté.
Son passe-temps favori, entreprendre des combats avec quelqu'un de plus faible que lui. Gagner ça le rend euphorique, cela doit lui prouver à quel point il est un "homme".
Alni en a assez d'entretenir cet homme et ses caprices. Il en demande toujours plus. Alni n'est pas une machine à billets, seulement une femme qui travaille. Alni a bien l'impression que non seulement il est fainéant mais qu'en plus ses mains sont trouées, puisque l'argent disparaît.
Tous les soirs, il attend pour compter les pourboires. Comble de l'ironie, si la malchance fait qu'un soir il y ait moins de 100 Frs, il se permet de faire des réflexions.
Depuis qu'il y a le bébé, Alni ne peut se permettre de lui répondre, il s'en prendrait au bébé. Alors, elle encaisse, avec une envie folle de le passer par la fenêtre.
Les efforts d'Alni sont récompensés, elle a une promotion de poste. Maintenant elle est chef de rang, ce n'est pas l'Amérique mais le début de la route.
Seulement il ne faut pas trop en parler à la maison, ça éveille la jalousie, il n'aime pas l'ascension des autres. D'un autre côté, il ne fait rien pour réussir lui aussi.
C'est l'heure de la pause, Alni rentre le cœur sur la main. Hier soir une dispute a éclatée, Alni craint sa réaction en arrivant. Il est hargneux et peut rester une semaine avec le même sujet. Le matin, Alni n'a pas pu prendre "la température" vu qu'il dormait encore.
Quoi qu'il en soit, il ne faut pas le laisser longtemps seul avec Fani. Ses réactions sont imprévisibles, il ne faut rien négliger.
Comme Alni le craignait, il revient à l'assaut. Les coups tombent avec une telle violence qu'Alni est au sol. Il prend une chaise et frappe à nouveau. Il frappe tellement fort que la chaise se fracasse sur le corps d'Alni.
Alni ne sent plus les coups, son corps est endormi. Son œil droit est tellement enflé qu'elle ne voit plus rien. La seule préoccupation d'Alni, qu'il ne s'en prenne pas à leur bébé.
Vers 18 heures, Alni devrait reprendre le service. Mais ne se sentant pas présentable, elle prend le téléphone pour prévenir de son absence, prétextant qu'elle ne se sent pas bien.
Mais il en a décidé autrement, il ne la laisse pas faire... Rester à la maison, comment a-t-elle osé imaginer une telle chose ? C'est l'homme qui commande !
"Tu crois quoi, salope?" "Que tu ne vas pas travailler ?" "Ah tu veux du repos ? Je vais te le donner, moi" Et il recommence à frapper, jusqu'à qu'Alni lui dise qu'elle va au travail.
Il est maintenant affalé sur le canapé, "fatigué" sans doute. Alni se dit qu'il est plus calme, alors, elle part travailler mais elle a peur pour son bébé. Autre chose la tracasse aussi, quelle explication va-t-elle fournir à ses supérieurs ? Elle a honte, elle ne lui dira pas qu'elle a été battue. Comme si cela pouvait se dissimuler… Quelle idiote !
Sur le chemin elle tente inventer une histoire. Dès son arrivée, comme elle l'avait supposé, son chef lui demanda ce qui c'était passé. Et voilà Alni qui débite n'importe quoi : "Comme j'étais en retard, j'ai couru et, sur l'escalator à République, j'ai loupé une marche et j'ai dégringolé jusqu'en bas".
Il est évident que personne ne pouvait croire cette histoire, néanmoins, sur le coup pour Alni elle lui paru très plausible. Son chef n'a dit que quelques mots : "Bien sur" "Je vais quand même appeler les secours".
Quelques minutes plus tard, Police Secours arriva. Son chef avait tout compris. Alni pense même qu'il en a parlé aux Agents de Police, vu que ces derniers l'on interrogée pendant le trajet vers l'hôpital. Même aux policiers, Alni continue son récit abracadabrant. Ils ont terminé par une autre question "Pourquoi les femmes battues inventent toujours une histoire ?"
Alni sait pourquoi. La honte et le manque de structures pour accueillir les femmes battues. Dans les années 80, il n'y avait pas vraiment de protection pour ces femmes. Ce fut dans les années 90 que des mesures plus concrètes on été prises. Auparavant, il fallait porter plainte et retourner chez soi, au risque d'envenimer encore plus la situation.
Après les soins à l'hôpital, Alni rentre chez elle. Il y règne un silence de mort. Alni s'empresse d'aller voir son bébé, il va bien. Quant à l'autre il dort. Tant mieux, il y aura le calme du moins pour ce soir.
Alni est en arrêt de travail pendant quelques jours, elle pourra se reposer et s'occuper de son bébé. Pourvu que le diable ne se réveille pas.
Quelques jours de calme, ça fait du bien. Mais ce calme n'est pas dû à une soudaine bonté d'âme de Monsieur, non ! Tout simplement il a entrepris de passer son permis de conduire et cela l'occupe.
Par contre, il n'en n'est pas question qu'Alni fasse la même chose. Même si l'argent c'est elle qui le gagne, lui seul a le pouvoir de l'utiliser à bon au mauvais escient. Alni n'a même pas un droit de regard sur le compte, alors, en dépenser, même pas en rêve. Un véritable mac !
S'il n'avait pas le rôle de "mari", une plainte suffirait à le faire écoper d'une amende voire même d'une peine d'emprisonnement. Mais dans le mariage, il est tout à fait licite qu'un soit disant "mari" maque son épouse. Le proverbe "Bien mal acquis ne profite jamais", est à revoir.
L'important, finalement, c'est que le calme règne, et, aux yeux d'Alni, aucune somme n'est assez élevée pour "l'acquérir." Alors qu'il gaspille tout mais qu'il les laisse en paix.
Alni aimerai bien croire le proverbe : "Les jours passent et ne se ressemblent pas", mais elle a l'impression que les siens sont un éternel recommencement.
Aujourd'hui il a bu, Alni ne sait pas pourquoi. Il a bu, il délire, invoque "satanas" et les coups commencent. Il frappe, refrappe et la jette dehors.
Il fait déjà nuit, Alni est déboussolée, elle ne sait pas où aller. Elle marche, marche sans but précis et ses pas l'on emmenée devant la demeure de sa sœur.
Il n'est pas question de les réveiller, pour plusieurs raisons, mais la plus importante : elle ne veut pas qu'ils sachent, qu'ils la voient dans cet état. Ils doivent bien se douter… cependant l'esprit est moins tourmenté quand les yeux n'ont pas vu.
Alni a envie de crier mais ne peut pas, elle doit étouffer ses cris. Elle est dans l'escalier qui mène à la cave. Elle pleure, jusqu'à que ses yeux se ferment. Elle ne sait pas depuis combien de temps elle est là. Elle a l'impression de perdre la raison. Et puis, un sursaut, son cœur se met à battre très fort. L'angoisse l'envahit, si fort qu'elle a du mal à tenir sur ses jambes.
Avec grande peine, elle arrive à se lever et à faire quelques pas. Il faut qu'elle rentre, son bébé est resté avec ce fou. Elle n'a pas de clefs mais s'il le faut elle cassera la porte. Elle court le plus vite qu'elle peut.
Devant l'immeuble il y a le camion des pompiers et des voitures de police. Elle a peur. Et s'il s'en était pris à son bébé ? Elle se jura de le tuer, si tel était le cas...
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Commentaires
site/blog
le 21-07-2009 à 22:38:42
Je suis sans mot devant tant de souffrance. Ma bouche se tait, mes doigts errent sur le clavier, hésitent,s'arrêtent. Seuls mes yeux ont quelque chose à dire : Alni, je pleure avec toi...
Merci, mon amie, pour ton commentaire à propos de Destinées. Je ne pense pas pouvoir publier le cinquième chapitre avant jeudi. Quant à savoir ce qu'il va advenir d'Esther, mystère...
Il faut bien ménager un peu le suspens !
Bonne soirée, ma courageuse amie,
Bisous,
Livia
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le 22-07-2009 à 14:55:20
Je suis comme Livia, sans voix devant ce nouveau chapitre. Ca me fait tant de peine de lire les souffrances physiques et psychologiques que tu as subi.
Pour la fin de ton histoire, je comprend que tu veuilles garder le suspense. Oui, il y a sans nul doute des épreuves bien pire que la mort. Quand je vois déjà tout ce que je connais de ton histoire... j'ai le coeur serré.
Pour l'orthographe, je t'avoue que lorsque je découvre un texte, je me laisse surtout porter par les mots, je ne cherche pas les fautes.
En tous cas, je suis heureuse que mes commentaires t'apporte quelque chose. C'es un plaisir de passer sur ton blog, je suis touchée par notre rencontre. On peut découvrir tellement de gens merveilleux par le biais des blogs!
Lire tes petits mots sur mon blog m'apporte aussi beaucoup.
Passe une belle journée, et à bientôt Lina.
Amitiés,
Séchât.
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le 22-07-2009 à 19:49:08
Gros bisous d'amitié sincère!!!
Domi.